Péréquation financière et projets
La ville de Fribourg boucle son exercice sur un déficit de 7 millions (article du Temps du jour). Elle n'est pas la seule cette année, la ville de Neuchâtel et celle de la Chaux-de-Fonds ont fait de même.
Les raisons invoquées sont invariablement les mêmes. Les villes paient pour leur statut de ville-centre, justement. Car une ville, ce n'est pas un village, les infrastructures qu'elle gère, pour le compte de ses habitants mais aussi pour toute une région, font que les charges y sont souvent plus élevées qu'ailleurs dans les campagnes. C'est pour cette raison que le canton de Neuchâtel a introduit un péréquation financière, pour rétablir un peu l'équilibre. Au vu des résultats, ça ne fonctionne pas bien.
Dans le canton, il existe une péréquation financière sur les personnes physiques mais il manque cruellement une péréquation sur les impôts des entreprises, projet que le Grand conseil a pris en main.
Il faudra rapidement revoir les clés de répartition de la péréquation, un projet qui ne date pas d'hier, mais qui rencontre souvent la résistance des communes riches (en contribuables) du bas du canton. Même chose pour les entreprises, le bas du canton est mieux doté, pour diverses raisons, mais principalement celle des infrastructures routières et féroviaires. Et les élus de Neuchâtel ne veulent bien sûr pas voir partir une partie des impôts de leurs grandes entreprises dans le haut du canton.
Divers projets doivent également être mis en place rapidement : le transrun, liaison féroviaire rapide entre le haut et le bas du canton, en est une. Elle permettra de "désenclaver" le haut et de le rapprocher des grandes lignes du bas. Ce n'est pas seulement une question de voyageurs, mais aussi de marchandises.
Même si tous ne sont pas s'accord, le développement de la zone du Crêt du Locle doit avancer rapidement, mais pas n'importe comment, le projet a eu de la peine à passer lors du dernier Conseil général commun aux deux villes du haut, il est pourtant indispensable et les élus de la ville du Locle l'ont mieux compris que ceux de la Chaux-de-Fonds. Malgré le fait que les investissements se feront sur sol chaux-de-fonniers, ils ont massivement accepté le rapport. Les élus de la Chaux-de-Fonds l'ont soutenu du bout des lèvres, grâce notamment à l'abstention d'une partie de l'UDC.
Le développement du haut passera par une meilleure répartition des recettes et une volonté politique de faire avancer certains projets.

