Point de non retour ?

60% de l'énergie que nous consommons est d'origine fossile : principalement du pétrole et du gaz. La consommation de ces ressources rejette des quantités gigantesques de CO2 dans l'atmosphère. Et le CO2 est directement responsable des changements climatiques que nous observons de puis quelques années. Au point que certains chercheurs parlent aujourd'hui d'une point de non retour. The Independent en a fait sa une au mois de février et le Time, journal américain très conservateur, a couvert le sujet dans un dossier début avril. Ce point de non retour, que les anglo-saxons nomment tipping point, est caractérisé par un emballement non contrôlé du changement climatique.

L'exemple le plus souvent cité est la fonte du permafrost de la toundra sibérienne. Ce marais gelé en permanence pourrait fondre plus rapidement que les scientifiques le supposaient encore récemment. Cette fonte libérerait des quantités phénoménales de méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2.

Le résultat de cet emballement ? Le pôle nord pourrait fondre totalement l'été à partir de 2026. Hors, le pôle nord sert actuellement de miroir qui renvoie une partie de l'énergie que nous envoie le soleil dans l'espace. Sans ce miroir, encore plus d'énergie sera piégée dans notre atmosphère, accentuant encore le réchauffement climatique. Et c'est sans compter l'augmentation sensible du niveau des océans.

Sommes-nous allé trop loin ? D'après les scientifiques, relayés par les autorités britanniques, nous avons déjà dépassé ce point de non retour. Espérons que nous trouvions rapidement et ensemble des solutions pour diminuer drastiquement notre consommation d'énergie car ces solutions existent. Il ne manque finalement qu'une réelle volonté politique !

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