La catastrophe est pour quand?
Les subprimes sont des crédits offerts à risque à des dont les garanties ne sont pas suffisantes pour, en particulier, accéder à la propriété. Les Etats-Unis ont en fait une mode. Pour compenser le risque, les taux d’intérêts sont plus élevés et souvent dus à partir d’un certain temps seulement. Exemple : je te prête une certaine somme que tu commencera à me rembourser dans deux ans et dont le taux d’intérêt augmente ensuite régulièrement. Le système a fonctionné à merveille (en particulier pour les créanciers) tant que les taux directeurs de la réserve fédérale américaine (la fameuse FED) étaient faibles. Seulement voilà, quand ils ont commencé à être régulièrement relevé (passant de 1 à 5.25%), le système s’est cassé la gueule. La bulle immobilière américaine s’est effondrée comme toute bulle spéculative qui se respecte.
Pour couronner le tout, le marché de ses crédits à risque a été financé par titrisation. En gros, les créances ont été regroupées dans des sortes d’actions qui se négociaient sur les marchés boursiers. Du coup, personne ne sait plus où est l’argent, à qui il appartient et la somme totale avoisine les 170 milliards de dollars.
Ca s’arrête là ? Non, pas vraiment… Les banques qui avaient investi d’une manière ou d’une autre dans ce marché, et d’ailleurs parfois même celles qui ne possédaient pas de telles créances ont commencé à avoir des problèmes de liquidités. Et comme elles n’avait plus la possibilité de se refinancer, elles ont commencés à fermer les vannes. C’est un cercle infernal vers le bas. Celles qui ne possédaient aucune liquidité ont finalement fait faillite comme la Northern Rock anglaise, tenue actuellement à bout de bras par la banque d’Angleterre (la banque centrale britannique). Pour pallier ces problèmes financiers mondiaux, la Banque Centrale Européenne a injecté un peu moins de 100 milliards d’euros dans le système financier européen pour ne pas qu’il s’effondre (du jamais vu, après le onze septembre, elle n’avait injecté que 70 milliards d’euros).
Corollaire de cette manie des marchés à cacher d’où vient l’argent, où il va, etc. : l’économie mondiale est en train de partir en cacahuètes ! Tout ça pour pouvoir s’acheter une maison sans en avoir les moyens… Il est sans doute temps aussi de se rendre compte qu’Adam Smith avait tort et que la main invisible du marché est un conte pour enfants!

