La première pierre...
Je le disais dans un billet au mois de septembre, il faut rouvrir la gare du Crêt-du-Locle. Ce sera chose faite si le Conseil général accepte le rapport qui nous sera soumis le 22 novembre.
Le Grand Conseil a déjà accepté de mettre un millions dans la réouverture de la halte ferroviaire, la ville y mettra 280'000 francs et les CFF environ 320'000 francs. 1'600'000 francs pour un quai, deux escaliers, quelques lampes et une cage en verre, vous me direz que c’est beaucoup (c’est les normes des CFF ma foi). Mais cette halte est un élément indispensable dans la stratégie de développement de la zone du Crêt du Locle. Car pour permettre un développement qui respecte certaines règles d’aménagement du territoire et de mobilité (qui reste à définir dans le cadre du concours d’aménagement de toute la zone), il faudra faire en sorte que les entreprises qui s’implantent favorisent les transports en commun et que la moitié des surfaces ne soient pas utilisées pour le parcage.
Il faudra que tous les trains s’y arrêtent (surtout ceux venant de France) pour qu’il y ait un effet, il faudra améliorer les correspondances bus / train à la Chaux-de-Fonds comme au Locle et espérer qu’un jour la confédération et le canton concrétisent enfin une liaison rapide entre Neuchâtel et la Chaux-de-Fonds en train. Cette halte sera importante dans la structure prévue en H. Une liaison Besançon – Bienne rapide et avec des cadences horaires élevées. De même pour une liaison Bienne – Yverdon. Et une liaison rapide entre les deux villes. C’est à ce prix que se concrétisera un véritable réseau urbain neuchâtelois mais aussi transcantonal et transfrontalier.
Finalement il est clair que ce ne sont pas uniquement les entreprises qui profiteront de cette halte, mais aussi les habitants de la petite bourgade du Crêt-du-Locle, assiégée par le ballet des dizaines de milliers de véhicules passant chaque jour devant ses fenêtres.
Une dernière considération. La fermeture de la halte il y a 11 ans par les CFF est un exemple même de ce que j’appelle des économies à court terme et sans aucune vision. Pas rentable ? On ferme ! Et dix ans plus tard, on a démantelé l’infrastructure (supprimé la double voie par exemple) et c’est à la communauté de payer des millions pour la remettre en service.
Update : C'est fait, le Conseil général a accepté le crédit (si mes souvenirs sont bons sans opposition), les travaux devraient débuter en 2007

